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Vigie par ManyAI

À propos

Je construis les outils qui me manquaient au travail

ManyAI, c'est moi. Un employé de supérette qui a appris à développer parce qu'il en avait besoin, et qui construit aujourd'hui des outils pour les gens qui font le même métier.

D'où ça vient

Je travaille dans une supérette de proximité. Le genre de magasin où l'on fait la mise en rayon, la caisse, la réserve et les contrôles dans la même journée, souvent à trois ou quatre personnes.

Deux choses m'ont usé plus que les autres. La première : découvrir des produits dépassés en rayon, trop tard pour en faire quoi que ce soit — alors qu'avec deux jours d'avance on les aurait bradés et vendus. La seconde : ne jamais savoir avec certitude ce que l'équipe précédente avait fait, et devoir refaire pour être sûr.

J'ai cherché des outils. Ceux que j'ai trouvés étaient conçus pour des chaînes avec un service informatique, ou tellement lourds à alimenter que personne dans une équipe de quatre ne les tiendrait plus de quinze jours. J'ai fini par les écrire moi-même.

Ma façon de travailler

Le problème d'abord, toujours vécu

Je ne construis rien que je n'aie pas eu besoin d'utiliser moi-même. Chaque fonction des deux outils correspond à un moment précis d'une journée de travail : le matin en ouvrant, le soir en fermant, l'instant où l'on a les mains prises et le téléphone dans l'autre main.

Testé là où c'est difficile

Un outil de magasin doit résister au pire moment de la journée, pas au meilleur. Écran en plein soleil, gants, réserve sans réseau, collègue pressé qui n'a pas envie d'apprendre un logiciel. C'est le cahier des charges réel. C'est pour ça qu'une tâche se coche en un seul appui, qu'un produit s'ajoute par un scan plutôt qu'en tapant son nom, et que l'application continue de fonctionner sans connexion.

L'IA comme méthode, pas comme argument

Je travaille avec des outils d'intelligence artificielle. Ça me permet d'avancer vite, d'explorer des solutions que je n'aurais pas trouvées seul, et de rattraper en quelques mois ce que je n'ai pas appris à l'école.

Ça ne remplace pas le fait de comprendre ce que je livre. Je lis le code que je déploie, je sais pourquoi chaque partie est là, et je répare quand ça casse. L'IA accélère le travail ; elle ne le fait pas à ma place, et elle ne connaît pas le magasin.

Fini plutôt que joli

Je préfère un outil ennuyeux qui marche tous les jours à un outil séduisant qu'on abandonne au bout d'un mois. Les décisions vont dans ce sens : peu d'écrans, peu de réglages, peu de couleurs, et rien qui demande une formation.

Ce que je sais faire

Concevoir une application web complète et la mettre en service : les écrans, la base de données, la gestion des accès, le fonctionnement hors connexion, la mise en ligne et le suivi une fois que c'est entre les mains d'utilisateurs réels.

Et surtout, la partie qu'on n'apprend pas dans un cours : traduire ce que dit quelqu'un qui n'est pas technique en quelque chose qui fonctionne, et savoir quelles fonctions ne pas construire.

Ce que je cherche

Des commerçants prêts à tester ces outils chez eux et à me dire franchement ce qui ne va pas. C'est ce dont j'ai le plus besoin en ce moment : des retours de gens qui travaillent dans un vrai magasin, pas des félicitations.

Je suis également ouvert à des discussions professionnelles autour du développement d'outils métier.